Auch die Pinguine ratschen, tratschen,
Klatschen, patschen, watscheln, latschen,
Tuscheln, kuscheln, tauchen, fauchen,
Herdenweise, grüppchenweise
Mit Gevattern,
Pladdern, schnattern
Laut und leise.
Schnabel-Babelbabel-Schnack
Seriöses, Skandalöses, Hiebe, Stiche.
Oben: Chemisette mit Frack.
Unten: lange, enge, hinderliche
Röcke. - Edelleute, Bürger, Pack,
Alte Weiber, Professoren.
Riesenvolk, in Schnee und Eis geboren.
Sie begrüßen herdenweise,
Ersten Menschen, der sich leise
Ihnen naht. Weil sie sehr neugierig sind.
Und der erstgesehene Mensch ist neu.
Und Erfahrungslosigkeit starrt wie ein kleines Kind
Gierig staunend aus, jedoch nicht scheu.
Riesenvolk, in Schnee und Eis geboren,
Lebend in verschwiegener Bucht
In noch menschenfernem Lande.
Arktis-Expedition. - Revolverschuß -:
Und das Riesenvolk, die ganze Bande
Ergreift die Flucht.
Ils te prendront, petit oiseau sauvage.
--Père, mon père, je veux voir du pays.
Ils te prendront, petit oiseau sauvage.
--Père, mon père, je reste au bord du nid.
Ils te prendront, petit oiseau sauvage
.--Père, mon père, notre arbre est trop petit.
Ils te prendront, petit oiseau sauvage.
--Père, mon père, je reste auprès du nid.
Ils te prendront, petit oiseau sauvage.--
Père, mon père, je vole près d'ici.
Ils te prendront, petit oiseau sauvage.
--Père, mon père, je vois encor le nid.
Ils te prendront, petit oiseau sauvage.
--Père, mon père, que le monde est joli !
Ils te prendront, petit oiseau sauvage.
--Père, mon père, ô mon père, ils m'ont pris
!
Es war einmal ein Rabe
Ein schlauer alter Knabe
Dem sagte ein Kanari, der
In seinem Käfig sang: Schau her
Von Kunst
Hast du keinen Dunst.
Der Rabe sagte ärgerlich:
Wenn du nicht singen könntest
Wärst du so frei wie ich.
Four Ducks on a Pond
William Allingham (1824-1889)
Four ducks on a pond,
A grass-bank beyond
A blue sky of spring,
White clouds on the wing
What a little thing
To remember for years-
To remember with tears.
Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois,
A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois,
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone
Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,
Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !
Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes.
Dans le gazon d'avril où nous irons courir.
Est-ce que " les oiseaux se cachent pour mourir ? "
Es sitzt ein Vogel auf dem Leim
Wilhelm Busch (1832-1908)
Es sitzt ein Vogel auf dem Leim,
Er flattert sehr und kann nicht heim.
Ein schwarzer Kater schleicht herzu,
Die Krallen scharf, die Augen gluh.
Am Baum hinauf und immer höher
Kommt er dem armen Vogel näher.
Der Vogel denkt: Weil das so ist
Und weil mich doch der Kater frißt,
So will ich keine Zeit verlieren,
Will noch ein wenig quinquilieren
Und lustig pfeifen wie zuvor.
Der Vogel, scheint mir, hat Humor..
A wonderful bird is the Pelican,
His billcan hold more than his belican.
He can take in his beak
Food enough for a week;
But i'm damned if i see how the helican.
Pour faire le portrait d'un oiseau
Jacques Prévert (1903-1976)
Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
C'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.
Der Kuckuck
Christian Fürchtegott Gellert (1715-1769)
Der Kuckuck sprach mit einem Star,
Der aus der Stadt entflohen war.
»Was spricht man«, fing er an zu schreien,
»Was spricht man in der Stadt von unsern Melodeien?
Was spricht man von der Nachtigall?«
»Die ganze Stadt lobt ihre Lieder.«
»Und von der Lerche?« rief er wieder.
»Die halbe Stadt lobt ihrer Stimme Schall.«
»Und von der Amsel?« fuhr er fort.
»Auch diese lobt man hier und dort.«
»Ich muß dich doch noch etwas fragen:
Was«, rief er, »spricht man denn von mir?«
»Das«, sprach der Star, »das weiß ich nicht zu
sagen;
Denn keine Seele redt von dir.«
»So will ich«, fuhr er fort, »mich an dem Undank rächen,
Und ewig von mir selber sprechen.«
Little Birds of the Night
Stephen Crane (1871-1900 )
Little birds of the night
Aye, they have much to tell
Perching there in rows
Blinking at me with their serious eyes
Recounting of flowers they have seen and loved
Of meadows and groves of the distance
And pale sands at the foot of the sea
And breezes that fly in the leaves.
They are vast in experience
These little birds that come in the night
Papageien-Park
Jardin des Plantes, Paris
Rainer Maria Rilke (1875-1926)
Unter türkischen Linden, die blühen, an Rasenrändern,
in leise von ihrem Heimweh geschaukelten Ständern
atmen die Ara und wissen von ihren Ländern,
die sich, auch wenn sie nicht hinsehn, nicht verändern.
Fremd im beschäftigten Grünen wie eine Parade,
zieren sie sich und fühlen sich selber zu schade,
und mit den kostbaren Schnäbeln aus Jaspis und Jade
kauen sie Graues, verschleudern es, finden es fade.
Unten klauben die duffen Tauben, was sie nicht mögen,
während sich oben die höhnischen Vögel verbeugen
zwischen den beiden fast leeren vergeudeten Trögen.
Aber dann wiegen sie wieder und schläfern und äugen,
spielen mit dunkelen Zungen, die gerne lögen,
zerstreut an den Fußfesselringen. Warten auf Zeugen.
Die Scharen von mächtigen Raben
Max Dauthendey (1867 - 1918)
Es fliegen im Abend tief über die Ähren
Die Scharen von mächtigen Raben,
Wie Geheimnisse lautlos, die sich begraben,
Wie Gedanken, die sich im Zwielicht mehren.
Und es hängen die Ähren zum Straßengraben,
Als ob sie Sehnsucht nach Menschen haben.
Es steht noch ein Mäher im Klee, im dunkeln;
Du hörst nicht die Sense, du siehst nur ein Funkeln.
Es huscht noch ein Vogel schnell in die Hecke,
Die Feldwege schlängeln sich hinter Verstecke,
Die Raben kreisen und machen Runden,
Tauchen unter und sind in der Erde verschwunden.
Le jour commence à peine à blanchir les collines,
Dans la plaine qui dort encore,
Au long des prés bordés de sureau et d'épines,
Le soleil aux traits d'or
N'a pas encore changé la brume en perles fines.
Et déjà, secouant dans les sillons de blé
Tes ailes engourdies,
Alouette, tu pars, le gosier tout gonflé
De jeunes mélodies,
Et tu vas saluer le jour renouvelé.
Dans l'air te balançant, tu montes et tu chantes,
Et tu montes toujours.
Le soleil luit, les eaux frissonnent blanchissantes ;
Il semble qu'aux alentours
Ton chant ajoute encor(e) des clartés plus puissantes.
Plus haut, toujours plus haut, dans le bleu calme et pur,
Tu fuis allègre et libre,
Tu n'es plus pour mes yeux déjà qu'un point obscur,
Mais toujours ta voix vibre ;
On dirait la chanson lointaine de l'azur...
O charme aérien !... Alouette, alouette,
Est-ce du souffle heureux
Qui remue en Avril les fleurs de violettes
Ou du rythme amoureux
Des mondes étoilés, que ta musique est faite ?
Tout s'éveille à ta voix : le rude laboureur
Qui pousse sa charrue,
Le vieux berger courbé qui traverse rêveur
La grande friche nue,
Se sentent rajeunis et retrouvent du coeur.
Sur tes ailes tu prends les larmes de la terre
A chaque aube du jour,
Et des hauteurs du ciel par un joyeux mystère,
Tu nous rends en retour
Des perles de gaieté pleuvant dans ta lumière.
The Wild Swans at Coole
William Butler Yeats (1865-1939)
The trees are in the autumn beauty,
The woodland paths are dry,
Under the October twilight the water
Mirrors a still sky;
Upon the brimming water among the stones
Are nine-and-fifty swans.
The nineteenth autumn has come upon me
Since I first made my count;
I saw, before I had well finished,
All suddenly mount
And scatter wheeling in great broken rings
Upon their clamorous wings.
I have looked upon those brilliant creatures,
And now my heart is sore.
All's changed since I, hearing at twilight,
The first time on this shore,
The bell-beat of their wings above my head,
Trod with a lighter tread.
Unwearied still, lover by lover,
They paddle in the cold
Companionable streams or climb the air;
Their hearts have not grown old;
Passion or conquests, wander where they will,
Attend upon them still.
But now they drift on the still water,
Mysterious, beautiful;
Among what rushes will they build,
By what lakes's edge or pool
Delight men's eyes when I awake some day
To find they have flown away?
I can imagine, in some otherworld
Primeval-dumb, far back
In that most awful stillness, that only gasped and hummed,
Humming-birds raced down the avenues.
Before anything had a soul,
While life was a heave of Matter, half inanimate,
This little bit chipped off in brilliance
And went whizzing through the slow, vast, succulent stems.
I believe there were no flowers, then,
In the world where the humming-bird flashed ahead of creation.
I believe he pierced the slow vegetable veins with his long beak.
Probably he was big
As mosses, and little lizards, they say were once big.
Probably he was a jabbing, terrifying monster.
We look at him through the wrong end of the long telescope of Time,
Luckily for us.
Der arme Vogel
Christian Friedrich Hebbel (1813-1863)
Es sitzt im Käfig ein Vogel,
Der denkt an Licht und Luft,
An frische, schattige Haine,
An Blumen, voll von Duft,
Regt ungeduldig die Flügel,
Will frei im Freien sein,
Und flattert gegen den Käfig
Und stößt das Haupt sich ein.
Da sinkt er blutig zu Boden
Und liegt in Todesgraus
Und schnappt so ängstlich nach Odem
Und haucht sein Leben aus.
Du hast den Armen gesehen,
Und Schmerz durchzuckt dich wild:
Du sahst – drum magst du wohl bluten –
O Herz, dein eigen Bild!
Par les couchants sereins et calmes, les mouettes
Vont mêlant sur la mer leur vol entrecroisé,
Tels des gris souvenirs pleines de douceurs secrètes
Voltigeant dans un coeur souffrant, mais apaisé.
L'une, dans les clartés rouges et violettes,
D'un coucher de soleil, fend le ciel embrasé,
Une autre comme un trait, plonge dans les eaux muettes
Ou se suspend au flot lentement balancé.
Nul oiseau vagabond n'a de plus longues ailes
De plus libres destins, ni d'amours plus fidèles
Pour le pays des flots noirs, cuivrés, bleus ou verts
Et j'aime leurs ébats, car les mouettes grises
Que berce la marée et qu'enivrent les brises
Sont les grands papillons qui butinent les mers.
Ein schwer verliebter Kakadu
Hat hier sein erstes Rendezvous
Mit einer grünen Kaka-Duse,
- Er nennt sie seine Pampel-Muse.
Sie ist nicht spröde, ihrerseits.
Man kakaduzt sich auch bereits.
Und übers Jahr wird ein Terzett
Aus diesem Kakadu-Duett.
Birds are flyin' south for winter.
Here's the Weird-Bird headin' north,
Wings a-flappin', beak a-chatterin',
Cold head bobbin' back 'n' forth.
He says, "It's not that I like ice
Or freezin' winds and snowy ground.
It's just sometimes it's kind of nice
To be the only bird in town."
Lorsque l'hiver arrive au centre des villes, je vois
Tout un essaim de mouettes venir sous nos fenêtres,
Tout près des cheminées, elles se chauffent sur les toits
Rondes comme des ballons, elles doublent leur diamètre.
Oh ! Bel oiseau des mers, quand le printemps viendra,
L'amour t'appellera pour danser sur les eaux...
Sous tes ailes protectrices l'oisillon grandira
Et s'envolera un jour au-dessus des roseaux.
Mouette, profite de tes vacances en la belle saison
Toi qui survole les mers et ignore les frontières,
Bercée au creux des vagues, rassasiée de poissons,
Mon corps est bien trop lourd et je n'sais pas voler !
Alors je t'accompagne en fermant les paupières,
Emmène-moi sur tes ailes jusqu'aux îles ensablées...
Der Schwan, wenn er sein Ende ahnt,
Das hießt: wenn ihm sein Sterben schwant,
Zieht sich zurück, putzt das Gefieder
Und singt das schönste seiner Lieder.
- So möcht auch ich, ist es soweit,
Mal eingehn in die Ewigkeit.
Uhu
August Heinrich Hoffmann von Fallersleben (1798-1874)
Warum fliegt doch der Uhu in finsterer Nacht?
Ich möchte wohl wissen, was dann er noch macht?
Er könnte wie andere Leute ja ruhn,
Er fände bei Tage genug auch zu thun.
»Wie ein Dieb muß ich leben in finsterer Nacht,
Dann geh' ich mit Frau und mit Kind auf die Jagd.
Des Tages erlaubt es die Sonne ja nicht,
Drum scheuen der Dieb und der Uhu das Licht.«