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Tuin
Gefunden
Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832)
Ich ging im Walde
So für mich hin,
Und nichts zu suchen,
Das war mein Sinn.
Im Schatten sah ich
Ein Blümchen stehn,
Wie Sterne leuchtend,
Wie Äuglein schön.
Ich wollt es brechen
Da sagt' es fein:
Soll ich zum Welken
Gebrochen sein?
Ich grub's mit allen
Den Würzlein aus,
Zum Garten trug ich's
Am hübschen Haus.
Und pflanzt es wieder
Am stillen Ort;
Nun zweigt es immer
Und blüht so fort
Wie schön
dass
wir Hand in Hand
in den Garten gehen
und unseren jungen Baum
begießen
und pflegen
Ich klaube Raupen ab
Du bringst ihm Wasser!
Wie
grün er wäre
wenn wir ihm nicht
die Wurzel
abgehackt hätten
Ober den Gartenzaun schob sie
Ihr gelbes Löwenhaupt,
Zwischen den Bohnen erhob sie
Sich, gold und gelb überstaubt.
Die Sonne kreist im Blauen
Nicht größer, als ihr gelbes Rad
Zwischen den grünen Stauden,
Den Bohnen und jungem Salat.
A garden is a lovesome thing, God wot!
Rose plot,
Fringed pool,
Fern'd grot
The veriest school
Of peace; and yet the fool
Contends that God is not
Not God! in gardens! when the eve is cool?
Nay, but I have a sign;
'Tis very sure God walks in mine.
Nous ferons, ma Diane, un jardin fructueux
Théodore Agrippa d' Aubigné (1552-1630)
Nous ferons, ma Diane, un jardin fructueux :
J'en serai laboureur, vous dame et gardienne.
Vous donnerez le champ, je fournirai de peine,
Afin que son honneur soit commun à nous deux.
Les fleurs dont ce parterre éjouira nos yeux
Seront vers florissants, leurs sujets sont la graine,
Mes yeux l'arroseront et seront sa fontaine
Il aura pour zéphyrs mes soupirs amoureux.
Vous y verrez mêlés mille beautés écloses,
Soucis, oeillets et lys, sans épines les roses,
Ancolie et pensée, et pourrez y choisir
Fruits sucrés de durée, après des fleurs d'attente,
Et puis nous partirons à votre choix la rente :
A moi toute la peine, et à vous le plaisir.
Kleine, sonnenüberströmte Gärten
Arno Holz (1863-1929)
Kleine, sonnenüberströmte Gärten
mit bunten Lauben, Kürbissen und Schnittlauch.
Noch blitzt der Thau.
Über den nahen Häuserhorizont ragen Thürme.
Durch das monotone Geräusch der Neubauten,
ab und zu,
pfeifen Fabriken,
schlagen Glocken an.
Auf einer Hopfenstange sitzt ein Spatz.
Ich stehe gegen einen alten Drahtzaun gelehnt
und sehe zu, wie über einem Asternbeet
zwei Kohlweißlinge taumeln.
La jeune dame qui marche sur la pelouse
Devant l'été paré de pommes et d'appas,
Quand des heures Midi comblé jette les douze,
Dans cette plénitude arrêtant ses beaux pas,
A dit un jour, tragique abandonnée - épouse -
A la Mort séduisant son Poëte : "Trépas !
Tu mens. Ô vain climat nul ! je me sais jalouse
Du faux Éden que, triste, il n'habitera pas."
Voilà pourquoi les fleurs profondes de la terre
L'aiment avec silence et savoir et mystère,
Tandis que dans leur coeur songe le pur pollen :
Et lui, lorsque la brise, ivre de ces délices,
Suspend encore un nom qui ravit les calices,
A voix faible, parfois, appelle bas : Ellen !
Ballard of the Buttercup
Reginald Arkell (1882-1959)
A man, as mad as any hatter,
Once said that mud is misplaced matter;
And he would argue, I suppose,
A weed is any plant that grows
Outside its own especial sphere-
I trust I make my meaning clear.
And you are wondering, no doubt,
What all this bother is about.
While walking down my garden way,
I found a buttercup today;
A lovely thing it was, indeed,
Any yet, in theory, a weed.
"Alas, poor Buttercup," I said,
"Already you're as good as dead.
If Mary sees you, Buttercup,
Your number is distinctly up.
What can be done?" Just then, my wife
Swooped forward with her pruning-knife.
"Observe," I cried, "dear wife of mine,
Observe this Lesser Celandine,
The fairest flower by poets sung,
In every land and every tongue..."
But Mary merely shook her head:
"It is a Buttercup, she said.
Ô le calme jardin d'été
où rien ne bouge
Émile Verhaeren (1855-1916)
Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge !
Sinon là-bas, vers le milieu
De l'étang clair et radieux,
Pareils à des langues de feu,
Des poissons rouges.
Ce sont nos souvenirs jouant en nos pensées
Calmes et apaisées
Et lucides - comme cette eau
De confiance et de repos.
Et l'eau s'éclaire et les poissons sautillent
Au brusque et merveilleux soleil,
Non loin des iris verts et des blanches coquilles
Et des pierres, immobiles
Autour des bords vermeils.
Et c'est doux de les voir aller, venir ainsi,
Dans la fraîcheur et la splendeur
Qui les effleure,
Sans crainte aucune et sans souci,
Qu'ils ramènent, du fond à la surface,
D'autres regrets que des regrets fugaces.
You Never Hear the Garden Grow
Lilian Moore (1909-2004)
Mon jardin si petit, si riant, si coquet
Propose gentiment son calme et sa fraîcheur
Groupant toutes ses fleurs, il forme un grand bouquet
Le chèvrefeuille ocré diffuse sa senteur.
Le rosier vermillon croule sous le portail
Offrant au vent léger son parfum épicé
Et s'ouvre pleinement en un large éventail
Sur le support ancien de bois entrelacé.
Le lierre allègrement monte le long du mur
Dans ses feuilles parfois se faufile un oiseau
Ce minuscule Eden couronné par l'azur
S'arrête court devant les perles d'un rideau.