Ackees, chapatties
Dumplins an nan,
Channa an rotis
Onion uttapam,
Masala dosa
Green callaloo
Bhel an samosa
Corn an aloo.
Yam an cassava
Pepperpot stew,
Rotlo an guava
Rice an tofu,
Puri, paratha
Sesame casserole,
Brown eggless pasta
An brown bread rolls.
Soya milked muesli
Soya bean curd,
Soya sweet sweeties
Soya's de word,
Soya bean margarine
Soya bean sauce
What can mek medicine?
Soya of course.
Soya meks yoghurt
Soya ice-cream,
Or soya sorbet
Soya reigns supreme,
Soya sticks liquoriced
Soya salads
Try any soya dish
Soya is bad.
Plantain an tabouli
Cornmeal pudding
Onion bhajee Wid plenty cumin,
Breadfruit an coconuts
Molasses tea
Dairy free omelettes
Very chilli.
Ginger bread, nut roast
Sorrell, paw paw,
Cocoa an rye toast
I tek dem on tour,
Drinking cool maubi
Meks me feel sweet,
What was dat question now?
What do we eat?
Wie wäre es mit einem "Borschtsch"?
Mascha Kaléko (1907-1975)
Man nehme erstens zirka sieben
Fein abgeschälte rote Rüben.
Dann hacke man den Weißkohl klein,
Tu Zwiebel, Salz und Essig rein.
Mit Hammelfleisch muß das nun kochen,
Auf kleiner Flamme, sieben Wochen.
Jetzt Kaviar mit Wodka ran
Nebst Zimt und frischem Thymian.
Nun schüttet man das Ganze aus
Und ißt am besten - außer Haus
Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.
Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.
Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.
Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.
Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.
Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.
I am Ebenezer Bleezer,
I run BLEEZER'S ICE CREAM STORE,
there are flavors in my freezer
you have never seen before,
twenty-eight divine creations
too delicious to resist,
why not do yourself a favor,
try the flavors on my list:
Man mische 7 Pfund Palmin
Mit gleichviel Milch und Terpentin.
Dann füge man ein Hühnerei
Und etwas Öl nebst Essig bei.
Dies nun zu festem Brei gerührt,
Wird dann in einen Strumpf geschnürt.
Das Ganze läßt man 13 Wochen
In lauem Seifenwasser kochen.
Dann wird es mit Gelee garniert
Und im verdeckten Topf serviert.
(Doch halte man zu rechter Zeit
Ein offnes Töpfchen sich bereit.)
L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence
plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre.
C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il
faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché
et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux
s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups
qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de
halos.
A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à
manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les
cieux d'en dessus s'affaissent sur les cieux d'en dessous, pour ne plus
former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et
reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle
noirâtre sur les bords.
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre,
d'où l'on trouve aussitôt à s'orner.
Rindfleisch schlage, stampfe, klopfe,
Brüh es ab im irdnen Topfe,
Spargelschnitzel, Portulacke
Nimm aus sauberm Sommersacke,
Morcheln, eine ganze Sippe,
Ziehe von der Fensterstrippe,
Petersilie, Kohl vom Wirsich,
Sellerie (den Bowlenpfirsich'),
Gelbe Möhren, große, runde,
Laß sie kochen eine Stunde,
Laß sie kochen, bis die Trübe
Klar sich schäumt, dann Rübe, Rübe,
Weiße Rübe schnell hinein,
Und so wird's gelungen sein.
Réveille-toi, apporte une serviette,
Lave ta main, qu'elle soit belle et nette;
Une salade amassons et faisons
Part à nos ans des fruits de la saison.
Tu t'en iras, Jamyn, d'une autre part,
Chercher, soigneux, la boursette touffue,
La pâquerette à la feuille menue,
La pimprenelle heureuse pour le sang
Et pour la rate, et pour le mal de flanc.
Je cueillerai, compagne de la mousse,
La responsette à la racine douce,
Et les boutons nouveaux des groseilliers
Qui, le printemps, annoncent les premiers.
Puis, en lisant l'ingénieuse Ovide
En ces beaux vers où l'Amour il est guidé,
Regagnerons le logis pas à pas.
Là, retroussant jusqu'au cou nos bras,
Nous laverons nos herbes à main pleine.
Au cours sacré de ma belle fontaine,
La blanchirons de sel en mainte part,
L'arroserons de vinaigre rosart,
L'Engraisserons de l'huile de Provence.
L'huile qui vient aux oliviers de France
We may live without poetry, music and art;
We may live without conscience and live without heart;
We may live without friends; we may live without books;
But civilized man can not live without cooks.
He may live without books, -- what is knowledge but grieving?
He may live without hope, -- what is hope but deceiving?
He may live without love, -- what is passion but pining?
But where is the man that can live without dining?
Il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
elle est terrible aussi la tête de l'homme
la tête de l'homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
dans la vitrine de chez Potin
il s'en fout de sa tête l'homme
il n'y pense pas
il songe
il imagine une autre tête
une tête de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tête de n'importe quoi qui se mange
et il remue doucement la mâchoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
ça dure
trois jours
trois nuits
sans manger
et derrière ces vitres
ces pâtés ces bouteilles ces conserves
poissons morts protégés par les boîtes
boîtes protégées par les vitres
vitres protégées par les flics
flics protégés par la crainte
que de barricades pour six malheureuses sardines..
Un peu plus loin le bistrot
café-crème et croissants chauds
l'homme titube
et dans l'intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
sardines à manger
oeuf dur café-crème
café arrosé rhum
café-crème
café-crème
café-crime arrosé sang !...
Un homme très estimé dans son quartier
a été égorgé en plein jour
l'assassin le vagabond lui a volé
deux francs
soit un café arrosé
zéro franc soixante-dix
deux tartines beurrées
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.
My children always say they're "starved."
You'd think they'd never had enough!
You'd think, when we go into town,
They'd never seen a whipped cream puff!
They flatten noses, hands and cheeks
Against the bakers' window panes.
When buttered popcorn fills the air,
They're accurate as weather-vanes!
Mid-morning, middle-afternoon,
It's "Can't we have a bite to eat?"
To satisfy those appetites
Would be a superhuman feat!
I sometimes fear that on my grave
My tombstone will be harshly carved:
"She must have failed her little ones.
They were always hungry, always starved!"
IL n'y a que la mère et les deux fils
Tout est ensoleillé
La table est ronde
Derrière la chaise où s'assied la mère
Il y a la fenêtre
D'où l'on voit la mer
Briller sous le soleil
Les caps aux feuillages sombres des pins et des oliviers
Et plus près les villas aux toits rouges
Aux toits rouges où fument les cheminées
Car c'est l'heure du repas
Tout est ensoleillé
Et sur la nappe glacée
La bonne affairée
Dépose un plat fumant
Le repas n'est pas une action vile
Et tous les hommes devraient avoir du pain
La mère et les deux fils mangent et parlent
Et des chants de gaîté accompagnent le repas
Les bruits joyeux des fourchettes et des assiettes
Et le son clair du cristal des verres
Par la fenêtre ouverte viennent les chants des oiseaux
Dans les citronniers
Et de la cuisine arrive
La chanson vive du beurre sur le feu
Un rayon traverse un verre presque plein de vin mélangé
d'eau
Oh ! le beau rubis que font du vin rouge et du soleil
Quand la faim est calmée
Les fruits gais et parfumés
Terminent le repas
Tous se lèvent joyeux et adorent la vie
Sans dégoût de ce qui est matériel
Songeant que les repas sont beaux sont sacrés
Qui font vivre les hommes
Last week a doctor told me
anemic after an operation
to eat: ordered to indulgence
given a papal dispensation to run
amok in Zabar's.
Yet I know that in
two weeks, a month I
will have in my nostrils
not the savor of rendering goosefat,
not the burnt sugar of caramel topping
the Saint-Honore cake, not the pumpernickel
bearing up the sweet butter, the sturgeon
but again the scorched wire,
burnt rubber smell
of willpower, living
with the brakes on.
I want to pass into the boudoirs
of Rubens' women. I want to dance
graceful in my tonnage like Poussin nymphs.
Those melon bellies, those vast ripening thighs,
those featherbeds of forearms, those buttocks
placid and gross as hippopotami:
how I would bend myself
to that standard of beauty, how faithfully
would consume waffles and sausage for breakfast
with croissants on the side, how dutifully
I would eat for supper the blackbean soup
with madeira, followed by the fish course
the meat course, and the Bavarian cream.
Even at intervals during the day I would
suffer an occasional eclair
for the sake of appearance.
I have nothing to put in my stew, you see,
Not a bone or and bean or a black-eyed pea,
So I'll just climb in the pot to see
If I can make a stew out of me.
I'll put in some pepper and salt and I'll sit
In the bubbling water-I won't scream a bit.
I'll sing while I simmer, I'll smile while I'm stewing,
I'll taste myself often to see how I'm doing.
I'll stir me around with this big wooden spoon
And serve myself up at a quarter to noon.
So bring out your stew bowls,
You gobblers and snackers.
Farewell-and I hope you enjoy me with crackers.
The Logical Vegetarian
G.K. Chesterton (1874-1936)
You will find me drinking rum,
Like a sailor in a slum,
You will find me drinking beer like a Bavarian
You will find me drinking gin
In the lowest kind of inn
Because I am a rigid Vegetarian.
So I cleared the inn of wine,
And I tried to climb the sign,
And I tried to hail the constable as Marion.
But he said I couldnt speak,
And he bowled me to the Beak
Because I was a Happy Vegetarian.
Oh, I know a Doctor Gluck,
And his nose it had a hook,
And his attitudes were anything but Aryan;
So I gave him all the pork
That I had, upon a fork
Because I am myself a Vegetarian.
I am silent in the Club,
I am silent in the pub.,
I am silent on a bally peak in Darien;
For I stuff away for life
Shoving peas in with a knife,
Because I am a rigid Vegetarian.
No more the milk of cows
Shall pollute my private house
Than the milk of the wild mares of the Barbarian
I will stick to port and sherry,
For they are so very, very,
So very, very, very, Vegetarian.